Avec Out Run, Sega marque encore des points dans le domaine de la "fausse 3d" en arcade.
Le moteur du jeu permet désormais de rapprocher ou d'éloigner la ligne d'horizon. Cet effet donne tout simplement l'illusion de monter ou de descendre, rajoutant littérallement une dimension au circuit tout plat de Pole Position. Cette nouvelle spécifité permet de surprendre le joueur, par exemple en mettant un virage en sortie du montée.
L'autre particularité de cette borne d'arcade était le système de vibration de la borne. En cas de choc, le siège vibrait, donnant une impression de réalisme inédit à l'époque !
Cette technique en béton supportait un jeu d'enfer : au volant d'une Ferrari, et en charmante compagnie, vous parcourez les routes jusqu'au prochain checkpoint. Jusque là, rien de plus commun. Mais l'innovation vient du fait que chaque checkpoint est précédé de 2 embranchements, donnant ainsi une multitude de chemins possibles, tous différents autant dans le tracet que dans le décor environnant.
Un des autres points forts de ce jeu était l'impression de vitesse : à 290 km/h, on a vraiment l'impression de rouler à fond et les chocs contre les murs et les arbres sont d'autant plus marquants, surtout qu'ils sont signalés par les vibrations de la borne.
Enfin, la bande son avec les baffles directement dans les oreilles, propose 3 musiques dont le légendaire "Magical Sound Shower", qui reste gravé dans les têtes des joueurs 20 ans après.
Mis à part quelques clones, il faudra attendre 2003 pour voir Out Run 2 débarquer dans les salles d'arcade, en vraie 3d bien sur, et d'une fidélité à l'original qui ne pourra que ravir les fans !



