C'est sur ces mots pleins de poésie que
commencent les aventures de Duke Nukem 3d. Ces
quelques mots donnent bien le ton de ce qui deviendra rapidement un
monument du FPS, un jeu quasiment aussi culte
que Doom.
Alors qu'Hexen,
Heretic ou encore Rise of the
Triad peinent à égaler celui le jeu culte
d'ID Software, les développeurs de 3D
Realms ressortent un personnage d'un vieux jeu de 1991 pour en
faire un légende : Duke Nukem 3d.
Contrairement au moteur 3d de
Doom, le Build Engine (toujours sur
MS-Dos) exploite réellement la hauteur : on peut
lever la tête, sauter vers une plate-forme plus haute, ou
s'envoler dans les airs grâce au jetpack. Le moteur 3d semble
plus réaliste car il modélise la
réalité : une base militaire martienne nous semble
moins familière qu'une rue ou qu'un cinéma ! En
revanche, les personnages et autres éléments sont
toujours des sprites en 2d.
Et c'est précisement d'ailleurs là
que l'aventure commence. On attaque le jeu dans un cinéma
porno, on continue dans un sex-shop, avant d'aller dans une boite
de strip-tease : Duke Nukem 3d, c'est du sexe et
de la violence. Entre les giclées de sang projetées
contre le mur, Duke lance des bonnes vieilles vannes machistes
avant d'offrir quelques dollars à une stripteaseuse qui lui
montrera ses seins. On trouvera d'ailleurs dans le jeu pas mal de
clins d'oeil, notamment à Terminator,
Doom etc ...
Duke utilise toute sorte d'armes, du flingue au
fusil à pompe en passant par le lance-roquettes et le
shrinker (rétrecisseur). Chaque balle laissera un impact
dans le mur, chaque lumière ambiante sera également
reproduite sur l'arme en question. L'alignement vertical se fait
tout seul, si vous visez droit devant vous et que le monstre volent
au dessus, vous le toucherez.
Le jeu comprend également un bon paquet
de passages secrets, notamment derrière des murs
fissurés qu'on pourra défoncer.
Les niveaux s'enchaînent parfaitement (un
bout de décor est parfois repris d'ailleurs), comme si
l'aventure ne s'arrêtait jamais. A la fin de chaque monde,
vous devrez vous débarrasser d'un boss pour passer à
la suite.
Duke Nukem 3d fut
également le FPS qui démocratisa le jeu en
réseau local (LAN) et sur le net : en mode multijoueurs,
ça devient vraiment jouissif. J'ai eu la chance
d'expérimenter ce jeu en LAN, c'était vraiment du pur
bonheur.
Encore un avantage, l'éditeur de niveau :
un logiciel intégré qui permet de créer ses
propres niveaux, avec objets, textures, ennemis actions etc ... Un
peu difficile à prendre en main au début, il permet
de mieux saisir les subtilités du moteur et de comprendre
comment les niveaux du jeu sont conçus, chose que les fans
apprécieront.
Une deuxième édition, le
Plutonium Pack, fut disponible quelques mois
plus tard, comprenant notamment un monde de plus.
Le Build Engine fut utilisé pour
créer d'autres jeux (Shadow Warrior
etc...)
Le code source de Duke fut rendu public des
années plus tard. Des fans sortirent de ce fait un add-on
qui permet au jeu de tourner sur Windows en haute
résolution, avec toutes les textures lissées.
On attend depuis près de 10 ans
Duke Nukem Forever, censé être la
nouvelle version du hit ... on l'attend toujours.